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jeudi 14 juin 2018

Commentaires concernant mon hospitalisation complète sans consentement en 2015

Voici un article que vous risquez de ne pas lire dans la presse locale et encore moins dans la presse nationale car les journalistes professionnelles salariés semblent plus préoccupés à inventer des histoires sur Pékin, par exemple.
 
 
LE CONTEXTE
 
En 2015, je vivais dans un village de la Sarthe (département 72) de moins de 1500 habitants car les prix de l'immobilier dans la région parisienne, à l'achat comme à la location, m'empêchaient de trouver un logement en Ile de France. Je ne développe pas ici les exigences requises par certains propriétaires franciliens pour obtenir un logement en location ou les nombreuses difficultés émises par les bailleurs sociaux pour obtenir un logement social en région parisienne.     
 
Depuis 2014, je rencontrais de nombreux problèmes de santé car j'avais des difficultés à respirer, des problèmes de dos, des difficultés à marcher et cela s'est aggravé en 2015. Mais il était presque impossible de trouver un médecin acceptant de nouveaux patients dans le monde rural de la Sarthe. Je suis donc aller dans un hôpital publique où un médecin, au lieu de me parler de médecine, me parlait de Jésus...
 
Photo du 7 janvier 2015
 
 
DE LA GENDARMERIE A L'HOPITAL
 
Considérant que le refus de soins, qui me semblait prohibé par le code de déontologie médicale, pouvait être considéré comme une forme de non-assistance à personne en danger, le 23 avril 2015, je suis allé à la gendarmerie de Tuffé pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur ma situation et éventuellement déposer plainte.
 
Effectivement, j'ai raconté des choses étranges aux gendarmes qui étaient en fonction dans cette gendarmerie mais dans l'objectif unique de trouver un médecin. Un médecin est donc venu pour m'entendre. Le maire de Tuffé, commune de moins de 1600 habitants, est également venu me voir. On m'a alors invité à aller à l'hôpital d'Allonnes dans la Sarthe et j'ai accepté puisque je voulais être soigné.
 
Le 23 avril 2015, vers 17H00, les travailleurs de l'hôpital d'Allonnes m'ont demandé d'aller dans une chambre et j'ai accepté. Puis, une infirmière m'a dit qu'il fallait procéder à une piqure et j'ai voulu savoir de quoi il s'agissait. Elle refusait de m'expliquer ce que contenait cette seringue alors j'ai refusé cette piqure, demandant à rencontrer un médecin au préalable. Suite à mon refus, environ une dizaine d'infirmiers m'ont entouré puis m'ont attrapé pour m'attacher à un lit dans cette chambre qui était en réalité une chambre d'isolement d'un hôpital spécialisé. Malgré mes douleurs au dos, j'ai été attaché au niveau des bras et des jambes pendant environ 20 heures, sans possibilité d'aller aux toilettes. J'étais donc obligé d'uriner sur moi pour assouvir mes besoins car même en criant, les infirmières et les infirmiers de l'hôpital d'Allonnes refusaient de venir me voir, même pour assouvir des besoins vitaux. Qui a pris ces décisions du 23 avril 2015 et à qui obéissaient ces infirmiers ?  
 
24 heures après, j'étais obligé de rester en pyjama durant plusieurs jours et de prendre des médicaments qui épuisent comme de fortes doses de Valium. Je ne savais pas ce qu'on me reprochait car je n'avais pas été violent, pas été menaçant, pas été injurieux, même à la gendarmerie. Au début, tout contact avec l'extérieur était prohibé (pas de téléphone, pas d'ordinateur...) et mon père ne pouvait pas venir me voir. Au fur et à mesure, ma famille pouvait venir me voir l'après-midi uniquement.
 
 
LES ARRETES DE LA PREFETE
 
Le 24 avril 2015, le Directeur du Cabinet de la PREFETE de la Sarthe (Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier de l'Ordre National du Mérite) décida, par "ARRETE PORTANT ADMISSION EN SOINS PSYCHIATRIQUES FAISANT SUITE A UNE MESURE PROVISOIRE ORDONNEE PAR UN MAIRE" (maire d'une commune de moins de 1600 habitants, rappelons le), d'ordonner mon admission en soins psychiatriques en se basant sur "le code de la santé publique et notamment les articles L.3211-2-2 alinéa 1, L.3211-12-1, L.3213-1 et L.3213-2". Certes, "les textes en ligne sur Légifrance ne sont pas certifiés" comme le précise le site internet du Journal Officiel mais dans ce cas, où peut on se procurer ces textes, surtout lorsque des préfets rédigent, directement ou indirectement, des visas mentionnant des articles du code de la santé publique ?    
 
Dans le premier considérant de l'arrêté du 24 avril 2015, on peut lire que mes troubles mentaux se "manifestent par des propos pas toujours cohérents, "il dit obéir à des voix supérieures" ; qu'il menace de se suicider si on ne le laisse pas sortir ; qu'il présente un positionnement très rigide, très défensif avec une difficulté à l'autocritique ;"
 
Dans le second considérant de l'arrêté du 24 avril 2015, on peut lire "qu'il résulte de ces éléments que les troubles mentaux de... nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou pourtant atteinte, de façon grave à l'ordre public et rendent nécessaire son admission en soins psychiatriques,"
 
Je précise n'avoir signé aucun procès-verbal authentifiant les propos qui m'ont été attribué par la préfecture de la Sarthe. Etant agnostique, je n'ai jamais affirmé "obéir à des voix supérieures" et mon hostilité aux religions monothéistes m'a même conduit à brûler une traduction de la bible et une traduction du coran le 15 février 2013 comme je peux le démontrer. Donc qui sont ces "voix supérieures" ? Ce n'est pas moi qui ai inventé la notion d'Être suprême présente dans le préambule de la déclaration des droits de l'homme de 1789. Je n'ai pas porté atteinte, de façon grave à l'ordre public ou bien il va falloir me donner des explications à ce sujet. Puis, si l'administration interdit de tenir des "propos incohérents", peut on autoriser l'humour ou l'ironie et doit on construire de plus en plus d'hôpitaux psychiatriques ?
 
Le  27 avril 2015, le Directeur de Cabinet de la PREFETE précitée, après avoir "vu le code de la santé publique" et quelques articles de ce code, considéra que j'étais victime d'un "syndrome délirant persécutif" et que j'avais des "hallucinations acoustico-verbales évoluant depuis des années" tout en précisant que j'étais dans le déni de mes troubles. Donc, j'aurai reconnu des hallucinations tout en étant dans le déni de mes troubles ? En réalité, je m'interrogeais de manière scientifique sur le fonctionnement du calcul mental, sur la récitation intérieure, sur la pensée, sur les rêves et j'avais lu des revues scientifiques sur l'étude des pensées et des émotions réalisée par des scientifiques par le biais de capteurs. Je n'ai jamais utiliser les mots persécution, persécutif...  
 
Puisque l'administration avait vu à plusieurs reprises le code de la santé publique, sans préciser où, j'ai demandé à mon père de m'en procurer un mais cela fut difficile et encore plus difficile de trouver un avocat spécialiste dans le domaine de la santé, notamment publique. Une audience devait avoir lieu.
 
 
LA DECISION DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DU MANS
 
Le 29 avril 2015, un(e) infirmier(e) m'imposa une forte dose de Valium quelques minutes avant d'aller à une audience du Tribunal de Grande Instance du Mans au sein de l'hôpital. Concernant cette ORDONNANCE EN LA FORME DES REFERES rendue le 30 avril 2015, le nom du greffier fait penser à celui qui a trahit Jésus, selon l'évangile...
 
Lors de l'audience du 29 avril 2015 : 
- Le requérant ou le préfet de la Sarthe était non comparant, ni représenté ;
- Le procureur de la république, partie dans cette affaire, était non comparant, ;
- Le Directeur du Centre hospitalier Spécialisé de la Sarthe, partie dans cette affaire, était non comparant, ni représenté.
 
Donc, où était la partie requérante ou adverse lors de cette audience ?
 
LE JUGE DES LIBERTES ET DE LA DETENTION du Mans a donc vu un arrêté, vu une requête du Préfet, vu un avis de Monsieur le procureur de la république, vu un avis motivé d'un docteur en médecine pour motiver sa décision rendue le 30 avril 2015. Ce même juge savait elle les effets de certains médicaments délivrés peu de temps avant une audience ? Selon ce Juge/greffier, j'ai été "hospitalisé en soins psychiatriques contraints par arrêté municipal en date du 23 avril 2015, confirmé par arrêté préfectoral du 24 avril 2015 pour propos incohérents et adhésion à des voix supérieures". Encore une fois, Tuffé est une commune rurale de la Sarthe de moins de 1600 habitants et de mémoire, je n'ai jamais rencontré un fonctionnaire de la préfecture dans cette affaire.
 
Dans le second paragraphe des MOTIFS DE LA DECISION, on peut lire "Le certificat médical... constate un apaisement avec, toutefois, un patient qui perdure dans ses hallucinations acoustico-verbales et qui reste dans le déni de ses troubles". Donc encore l'évocation d'hallucinations puis d'un déni. Si j'ai dénié mes troubles comment ont ils pu constaté des hallucinations ?   
 
Dans le troisième paragraphe, on peut lire "En cas d'absence de surveillance médicale constante, les troubles sont susceptibles de compromettre l'ordre public et la sûreté des personnes". Susceptibles ? J'ai travaillé de septembre 2016 à août 2017 dans l'administration et ont ils vu un quelconque trouble à l'ordre public ? Avec la notion "susceptible", on pourrait rétablir "la loi des suspects".
 
Dans le huitième paragraphe, on peut lire que je m'étais exprimé "à travers des discours révélant des hallucinations acoustico-verbales notamment à propos d'événements à venir auxquelles celui adhérait"... Mais le problème est qu'aucun de mes propos n'a été rapporté dans les MOTIFS DE LA DECISION et je confirme n'avoir jamais dit cela. Non seulement, je ne suis pas prophète mais de surcroît je refuse, en tant qu'anarchiste et favorable à la démocratie directe, qu'on se base sur mes propos puisque mon opinion est une opinion parmi des millions. Donc, même s'il m'arrive parfois (ou souvent) de tenir des propos incohérents ou d'exagérer, je n'adhère pas à toutes les inepties qu'il m'arrive de sortir, surtout quand je plaisante ou ironise.
 
Qui écrit FUMER TUE ou "La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes",  "Fumer peut tuer l'enfant que vous attendez"... ? Qui favorise les meurtres et qui taxe le tabac ? Qui donne comme occupation (une des seules) aux patients des hôpitaux spécialisés ou psychiatriques la possibilité de fumer ? Qui travaille pour la fonction publique par le biais des impôts et taxes ? Qui adhère à une société qui bombarde en Afrique et en Asie ?
 
Bien évidemment, mes propos ayant été déformé par la préfecture puis par le Tribunal de Grande Instance du Mans, j'ai interjeté appel auprès de la Cour d'Appel d'Angers.                 
 
 
LA COUR D'APPEL D'ANGERS
 
Tout d'abord, je tiens à préciser qu'il ne m'a pas été possible d'aller à la Cour d'Appel d'Angers pour faire valoir directement mes arguments cependant un avocat m'a "représenté" lors de l'audience du 13 mai 2015. Je n'aime pas le terme "représenter" car je connais mieux ma vie qu'un quelconque avocat. Cependant, cette fois, LA PROCUREURE GENERALE et LE PREFET DE LA SARTHE étaient présents selon l'ORDONNANCE DU 13 MAI 2015 rendue par la 1ère CHAMBRE B de cette Cour d'Appel.
 
Dans son arrêt, la Cour d'Appel d'Angers a écrit : "Si les hallucinations acoustico verbales interrogent sur le diagnostic susceptible d'être posé..." puis à ajouter "Il y a donc lieu d'infirmer la décision du juge des libertés et de la détention qui a maintenu le régime d'hospitalisation complète sans consentement...". La Cour d'Appel d'Angers a ensuite ordonné la mainlevée de l'hospitalisation complète et sans consentement. On est donc loin des certitudes du maire d'une petite commune rurale.  
 
 
LA SORTIE DE L'HOPITAL ET L'ACCES AU DOSSIER MEDICAL
 
A la sortie de l'hôpital d'EAUBONNE (suite à un transfert du 12 mai), le 14 mai 2015, j'étais heureux de sortir mais peu de temps après, on me demandait de payer mon séjour forcé à l'hôpital alors que j'avais déjà payé 500 euros de frais d'avocats. J'ai dû insister pour que cette hospitalisation soit prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie (31 mai 2015).
 
Le 9 novembre 2015, j'ai demandé par lettre RECOMMANDE : AVIS DE RECEPTION qu'on m'adresse "mon dossier médical complet relatif à mon hospitalisation...", après plusieurs demandes orales. Le 16 novembre 2015, le Centre Hospitalier Spécialisé de la Sarthe me demandait la somme de 8.08€ pour envoyer ce dossier à mon médecin traitant ou à mon psychiatre et non à moi directement. Le 23 novembre 2015, j'ai donc payé la somme exigée. 
 
Le seul document que j'ai reçu est un COMPTE-RENDU D'HOSPITALISATION du 18 mai 2015. Selon ce document émanant de l'hôpital d'EAUBONNE : "Le patient s'est présenté de lui-même, à la gendarmerie où il aurait tenu des propos inquiétants et délirants". Il aurait ? Ce document invoque des "troubles délirants" puis un "déni des troubles". Le nom de ma maladie n'y est pas indiqué et on ne peut lire que des "symptômes". A côté de DIAGNOSTIC, on peut lire "F 23.3". La lettre "F" semble provenir d'un ordinateur et le numéro 23.3, est en mention manuscrite. Mais qu'est ce que cela signifie concrètement ? Concernant le traitement de sortie, on peut lire : "L'ordonnance est faite par le psychiatre de garde durant le week-end. Il aurait mis le traitement prescrit dans le service". Il aurait ?     
 
Et après cela, on voudrait que je lutte, de manière opiniâtre, pour la fonction publique ? Dois je accuser François HOLLANDE comme certains ont accusé ou accusent certains chefs d'Etats ou bien dois je accuser les personnes véritablement concernées ? Dans le document ci-dessous, vous verrez que j'ai flouté les noms des personnes concernées dans cette affaire mais en réalité, j'aurai préféré que leurs noms apparaissent car ils méritent d'être connus.
 
Bien évidemment, j'ai une pensée pour certaines personnes que j'ai rencontré dans ces deux hôpitaux dont la majorité avait fait une tentative de suicide. Soyez pauvres, isolés ou en grande détresse mais ne tentez surtout pas de vous suicider ? Je pense à ce vieux qui restait devant une porte toute une journée et se pissait dessus constamment sans que cela dérange les infirmiers. Je pense à ce jeune qui pleurait et qui était enfermé dans sa chambre pour qu'il arrête de pleurer. Et oui, il faut garder le sourire et dire que "tout va très bien madame la Marquise". L'endroit est pourri mais faut pas le dire, il faut dire je vais bien, ça va, je vois les choses de manière positive maintenant. Je pense à ce type mis en chambre d'isolement à Eaubonne qui pouvait, chaque jour, sortir quelques minutes dans un petit patio dégueulasse pour fumer sa cigarette, patio que j'avais en partie nettoyé sur demande. Il était préférable de ne pas s'embrouiller entre patients... Je pense à cette petite vieille qui semblait avoir perdue la tête et qui aurait dû être en gériatrie. Je pense à cette fille à qui j'ai fait un dessin et j'avais lutté pendant des heures pour avoir un crayon à papier et une feuille de papier. On ne sait jamais, j'aurai pu tuer quelqu'un avec un crayon à papier. Vos journalistes télé, ils ont déjà essayer de voir comment fonctionnent les hôpitaux psychiatriques en caméra cachée ?     
     
Quelques mois après, suite à la réussite d'un concours de la fonction publique, j'ai travaillé quasiment un an dans un Tribunal de Grande Instance de Bretagne mais cela fera l'objet d'un autre article. Mon expérience de fonctionnaire stagiaire m'a permis de "comprendre" pourquoi on m'avait interné sans réel fondement.   
   
Ceci n'est il pas de l'information ? Où pouvez vous lire cela ?    
 
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Voici maintenant quelques extraits des décisions de l'administration française et notamment du Ministère de la Justice de la République Française et non de la République populaire démocratique de Corée
 
 

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